02 juin 2009
Un médecin danois "corrige l'histoire" sur la mort de Napoléon...
Napoléon empoisonné? Mort d'un cancer? Arne Soerensen, un médecin danois à la retraite, à l'allure d'un lord anglais, feuillette quelques unes de ses milliers de notes écrites pendant 50 ans sur l'ex-empereur, et son diagnostic est sans appel: mort de ses reins.
Assis dans sa bibliotèque contenant plus de cinq cent livres sur Napoléon 1er, ce spécialiste en néphrologie, un grand nom de la dialyse en Europe dans les années soixante, affirme avoir trouvé les causes du décès de l'ex-empereur et "corrigé" ainsi l'histoire.
Dans un livre paru en mai, "Napoleons Nyrer" (Les reins de Napoléon), il a écarté les mythes entourant sa mort, affirmant qu'il est décédé, à 51 ans, d'intoxications rénales, et non d'un empoisonnement à l'arsenic ou d'un cancer de l'estomac.
"Je ne suis pas un historien, mais un médecin, passionné d'histoire, et j'ai étudié l'état de santé de Napoléon depuis son enfance à sa mort", dit-il, en regardant les portraits sur faïence de l'ex-empereur et de l'ex-impératrice Joséphine qui ornent ses murs.
Médecin-chef pendant 28 ans à l'hôpital d'Aalborg (nord du Danemark), et père de cinq enfants, il nourrit une grande passion pour ce personnage illustre, "même si le Danemark a été amputé de son territoire, a connu la banqueroute en étant son allié".
Depuis la fin de ses études jusqu'à ces dernières années, il a "acheté et emprunté au total quelques 2.000 ouvrages sur Napoléon", passant en moyenne "3 à 4 heures" par jour à les étudier.
Dans son "cottage" de charme d'Aalborg, il ressort "comme un trésor inestimable", des petits papiers griffonnés de sa main "à chaque fois" qu'il lisait un livre" dit-il, jetant un regard attendri à Birte son épouse, qui a "patiemment tapé pendant des années (ses) notes sur ordinateur".
A 82 ans, "il se rappelle de toutes les dates de toutes ses batailles, mais ne se souvient pas des anniversaires de ses enfants", confie-t-elle sur un ton amusé.
Arne "partageait" sa passion avec les médecins et infirmières de l'hôpital d'Aalborg, où "pendant les pauses-café", il les "divertissait" avec Napoléon, leur expliquant "les conséquences importantes" de sa maladie sur ses décisions dans les champs de bataille.
En analysant à la loupe l'évolution de sa maladie et toutes ses batailles, Arne Soerensen a constaté un lien de cause à effet, d'autant que Napoléon "décidait tout" et ses maréchaux avaient "peur de lui, n'osant rien entreprendre".
"Dans ses soixante batailles, il avait les mêmes symptômes urinaires qui ont eu des répercussions sur ses facultés de jugement, comme ce fut le cas dans la bataille de Borodino le 7 septembre 1812 où il était apathique et absent".
Terriblement marqué par la maladie, il était aussi "engourdi et indécis", dans la bataille fatidique de Waterloo, le 18 juin 1815.
Napoléon avait "des ennuis de santé depuis "l'âge de 3 ans". Il était "agressif et difficile avec ses camarades" selon sa mère, relève Arne, persuadé qu'il avait "des troubles urinaires toute sa vie".
Il souffrait d'un rétrécissement autour du canal urinaire, d'infections chroniques d'une vessie atrophiée, une maladie rénale, une néphropathie obstructive, occasionnant un ulcère à l'estomac et des complications mortelles.
"C'était un homme en piteux état, mais qui cachait sa maladie, comme les grands hommes à l'instar de l'ancien président américain Roosvelt, mort d'une tumeur au cerveau", note-t-il.
"Le diagnostic final est enfin émis, mais le patient est mort, et c'est bien dommage" déplore-t-il, en prenant un nouveau livre à sa bibliothèque: la guerre civile aux Etats-Unis, qu'il est "en train de lire, jour par jour", une nouvelle passion...
Source: AFP
12 mai 2009
12 mai 1797 - Napoléon pénêtre dans Venise
Le 12 mai 1797, les troupes de Napoléon prennent Venise, mettant ainsi fin à 14 siècles d'indépendance de la Sérénissime.
07 mai 2009
[Le Figaro.fr] Napoléon, un empoisonnement tiré par les cheveux
L'Empereur a-t-il été assassiné ? Son corps repose-t-il vraiment aux Invalides ? Thierry Lentz et Jacques Macé, deux historiens tranchent.
Et si Napoléon était mort empoisonné à Sainte-Hélène ? Cette hypothèse fait frémir les amateurs d'énigmes historiques depuis des générations. Tout comme l'éventualité qu'au lieu du corps de l'Empereur, ce soit celui de son fidèle maître d'hôtel Cipriani qui repose sous le dôme des Invalides.
Aux passions déchaînées, aux demandes d'ouverture du tombeau pour enfin savoir la vérité, Thierry Lentz et Jacques Macé opposent leur rigueur d'historiens. Ils passent en revue les positions des uns et des autres, qu'ils soient « empoisonnistes » ou bien « substitionnistes ».
L'éventualité d'un assassinat est tentante. Napoléon n'avait que 52 ans à sa mort le 5 mai 1821, et les Anglais pouvaient craindre qu'il ne tentât une évasion de l'île de Sainte-Hélène où il était détenu depuis octobre 1815. Les Britanniques avaient nommé l'antipathique Hudson Lowe gouverneur de l'île pour prévenir toute fuite. L'officier arriva sur place en avril 1816 et fit tout ce qu'il put pour humilier l'Empereur et durcir ses conditions de détention. « Il parvint immédiatement à se faire détester de Napoléon », écrivent Thierry Lentz et Jacques Macé. Difficile toutefois d'accuser sans preuve Hudson Lowe d'assassinat. D'autant que l'autopsie pratiquée dans les règles, au lendemain de la mort de Napoléon, confirme un décès dû à une grave maladie de l'estomac, un ulcère accompagné probablement d'un cancer.
Plutôt une intoxication
Après les rumeurs d'assassinat qui circulèrent dès la mort de l'Empereur, il fallut attendre le début des années 1960 pour que la thèse d'un empoisonnement à l'arsenic soit vraiment défendue. Un médecin suédois, Sten Forshufvud, fut le premier à faire analyser les cheveux de Napoléon. Résultat, on y décela un taux d'arsenic dix fois supérieur au taux considéré comme normal. Puis l'homme d'affaires canadien Ben Weider, mort l'an passé, reprenait la même hypothèse en imaginant cette fois-ci, de façon assez farfelue, que l'un des trois généraux présents à Sainte-Hélène, Montholon, était l'assassin.
Il n'en reste pas moins vrai que les cheveux de Napoléon, prélevés à sa mort, contiennent de l'arsenic. Les analyses effectuées en 2001 à la demande de Ben Weider montrent même que cet arsenic est de type minéral, comme la mort-aux-rats, et qu'il a forcément été ingéré. On a cependant également retrouvé de l'arsenic dans des cheveux coupés plus de dix ans avant la mort de Napoléon. Malgré ces éléments troublants, les auteurs ne concluent pas à un assassinat mais plutôt à une intoxication. Par exemple à la liqueur de Fowler, qui contient de l'arsenic, et qui était utilisée à l'époque comme remontant.
Quant à l'hypothèse d'une substitution de la dépouille de Cipriani à celle de l'Empereur, en 1840, au moment du rapatriement en France du corps de Napoléon, les auteurs concluent au terme d'une démonstration riche en anecdotes pittoresques qu'elle est totalement abracadabrante.
Le Mort de Napoléon de Thierry Lentz et Jacques Macé Perrin, 215 p., 17,50 €.
Je ne sais pas ce que vous en pensez mais pour ma part je pense que cet ouvrage, sur l'empoisonnement, est un nouveau pavé dans la marre. L'intéret de ce livre semble être l'argumentaire dénonçant la substituation des corps de Napoléon et Cipriani.
Je vous invite à prendre connaissance de la réponse de Bruno Roy-Henry (leader des substitionnistes): la réponse
Qu'en pensez-vous?
04 mai 2009
[Flash] Vente courrier 14 juin 1815 - Emprunt Impérial
A la demande d'un lecteur de ce blog, je vous invite à vous précipiter sur Ebay pour espérer acquerir des courriers "Emprunt Impérial" datant du 14 juin 1815 (4 jours avant Waterloo).
Il vous reste 24 heures...
Lien: Ebay
Le 4 mai 1814 - Napoléon débarque à l'île d'Elbe
A la fin de l'année 1813, les Alliés franchirent le Rhin. Napoléon mit tout en oeuvre pour arrêter l'invasion. Cette campagne de France est peut-être celle où le génie du grand stratège se montra le plus éclatant mais la fortune cessa de lui sourire.
La prise de Paris par les Alliés, la défection des maréchaux le forcèrent à signer une abdication sans condition, le 6 avril 1814 et à s'embarquer pour l'île d'Elbe, une île italienne de la mer Tyrrhénienne située à l'est de la Corse, royaume dérisoire octroyé par les vainqueurs lors du traité de Fontainebleau. Accompagné des quelques fidèles qui avaient décidé de partager son exil, dont sa mère et sa soeur Pauline, Napoléon, après avoir embarqué à Fréjus, prit possession de son nouveau domaine le 4 mai 1814. Il devait y rester dix mois. Enfui de Portoferraio le 28 février 1815, il débarqua au Golfe-Juan et gagna Paris où il fut accueilli triomphalement. L'aventure des Cent-Jours, si brillamment commencée, devait se terminer par le désastre de Waterloo (18 juin 1815) et par un nouvel exil pour l'Empereur, prisonnier cette fois à Sainte-Hélène, une île volcanique de l'Atlantique Sud où il mourut le 5 mai 1821.
15 avril 2009
Al Pacino incarnera Napoléon
L'acteur américain Al Pacino tiendra le rôle de Napoléon dans une adaptation du livre pour enfants Betsy et l'Empereur de Staton Rabin, annonce le magazine The Hollywood Reporter.
Sorti en 2005, le roman est une fiction autour de l'exil de l'empereur français et de sa rencontre avec Betsy, une adolescente de 14 ans avec qui il se lie d'amitié.
Al Pacino devait initialement joué aux côtés de l'actrice Scarlett Johansson mais sa participation au film dans le rôle de Betsy n'a pas été confirmée.
Le tournage de Betsy and The Emperor débutera à l'automne prochain sous la direction du réalisateur John Curran (Le Voile des Illusions).
Al Pacino est mon acteur favori et Napoléon ma passion...Ca risque d'être grandiose!
03 avril 2009
Conférence sur la mort de Napoléon le 8 avril
A l'occasion de la sortie de leur dernier ouvrage (prévue le 9 avril), La mort de Napoléon. Mythes, légendes et mystères, aux éditions Perrin, Thierry Lentz et Jacques Macé donneront une conférence le 8 avril prochain, à 17h30, à l'Auditorium Austerlitz du musée de l'Armée. Inscription indispensable auprès du secrétariat au 01 56 43 46 00 ou par courriel. La conférence sera suivie d'une dédicace.
Source: newsletter de la Fondation Napoléon.
Un bivouac napoléonien prend ses quartiers dans la commune de Wervicq-Sud
La commune de Wervicq-Sud vous présente le temps d'un week-end, diverses manifestations retraçant l'époque napoléonienne et notamment l'épopée de la grande Armée, dans le parc public Dumont ce samedi et dimanche.
Voici le programme:
Batailles miniatures (bergerie) : samedi de 11h à 18h, reconstitution de batailles napoléoniennes par l'association Les Marie-Louise des Flandres qui pratique le jeu d'histoire avec figurines de plomb et modélisme.
Conférence (bergerie) : dimanche à 16h30, « Napoléon, l'histoire d'un mythe », animée par Christian Berquier de l'association Le souvenir napoléonien.
Exposition (bergerie) : samedi et dimanche, ensemble de dessins sur les uniformes et les armes des soldats du Premier Empire.
[Le Figaro.fr] Napoléon vaincu par les éléments
Dans «Les Aigles en hiver Russie 1812», un récit détaillé de la campagne de Russie, Jean-Claude Damamme montre que c'est l'hiver et l'immensité du pays qui eurent raison de la Grande Armée.
Le 17 novembre 1812, Denys Davydov, poète russe et aide de camp du général Bagration qui vient d'être tué à la bataille de la Moskova, décrit l'échec d'une attaque de cosaques contre les troupes de Napoléon : « La vieille garde, au milieu de laquelle se trouvait Napoléon lui-même, approcha. Nous enfourchâmes nos montures et nous plaçâmes près de la grand-route. Apercevant nos bandes bruyantes, l'ennemi arma ses fusils et continua fièrement sa marche, sans presser le pas (…). Je n'oublierai jamais la démarche libre, aisée et l'allure menaçante de ces guerriers éprouvés par tous les aspects de la mort, poursuit le poète soldat. Avec leurs hauts bonnets à poil, leurs uniformes bleus aux sangles blanches, leurs plumets et leurs épaulettes rouges, ils ressemblaient à des pavots dressés dans un champ de neige…»
Quelques jours plus tard, néanmoins, ce sera la Berezina, qui signa le début de la fin de l'hégémonie napoléonienne, épisode qui a parfois occulté le caractère héroïque de la résistance des Français pris dans un étau de glace et de neige. « Si nous étions malheureux, mourants de faim et de froid, il nous restait encore quelque chose qui nous soutenait : l'honneur et le courage, » écrira le sergent Bourgogne, dans ses célèbres Mémoires (Arléa).
D'où l'intérêt de la somme de Jean-Claude Damamme, qui relate tous les aspects de l'expédition russe, depuis sa dimension diplomatique jusqu'aux détails de l'intendance : les habits des soldats de Napoléon ou le poids exact de leurs charges, une trentaine de kilos en tout, qu'ils durent transporter à pied jusqu'à Moscou. Sur les 450 000 hommes qui franchirent le Niémen le 24 juin 1812, quelques milliers seulement revinrent après avoir connu les affres de l'enfer russe, dans ce pays où Koutouzov refusait le combat, de peur d'être défait par un Napoléon dont le génie était intact.
La leçon de ce livre passionné, où l'auteur fait preuve d'un lyrisme bonapartiste parfois pesant, est que la Grande Armée n'a pas été vaincue par les Russes mais par la Russie : son climat impossible et son immensité. « Detoutes mes batailles, dira Napoléon à Sainte-Hélène, la plus terrible a été celle que j'ai donnée devant Moscou, les Français s'y sont montrés dignes de remporter la victoire et les Russes dignes de rester invincibles.»
Les Aigles en hiver Russie 1812 Jean-Claude Damamme, Plon, 828 p., 25,90 €.
A noter que le général Bonaparte avait déjà mal évalué le facteur météo lors de la campagne d'Egypte. Les tenus en laine des soldats se révélèrent un obstacle à cause de la chaleur lors des longues marches dans le désert égyptiens.
15 mars 2009
La maison Bonaparte d'Ajaccio rénovée
La maison Bonaparte d'Ajaccio, rachetée par Napoléon III en 1852 et rénovée à sa demande, avait souffert des bonnes intentions de ses responsables au milieu du XXème siècle. Après une longue campagne de restauration de la galerie du premier étage, la maison Bonaparte peut désormais ouvrir l'ensemble de ses pièces au public et se dévoiler ainsi à l'image de ce qu'en voulait l'Empereur Napoléon III.
