A la fin de l'année 1813, les Alliés franchirent le Rhin. Napoléon mit tout en oeuvre pour arrêter l'invasion. Cette campagne de France est peut-être celle où le génie du grand stratège se montra le plus éclatant mais la fortune cessa de lui sourire.

La prise de Paris par les Alliés, la défection des maréchaux le forcèrent à signer une abdication sans condition, le 6 avril 1814 et à s'embarquer pour l'île d'Elbe, une île italienne de la mer Tyrrhénienne située à l'est de la Corse, royaume dérisoire octroyé par les vainqueurs lors du traité de Fontainebleau. Accompagné des quelques fidèles qui avaient décidé de partager son exil, dont sa mère et sa soeur Pauline, Napoléon, après avoir embarqué à Fréjus, prit possession de son nouveau domaine le 4 mai 1814. Il devait y rester dix mois. Enfui de Portoferraio le 28 février 1815, il débarqua au Golfe-Juan et gagna Paris où il fut accueilli triomphalement. L'aventure des Cent-Jours, si brillamment commencée, devait se terminer par le désastre de Waterloo (18 juin 1815) et par un nouvel exil pour l'Empereur, prisonnier cette fois à Sainte-Hélène, une île volcanique de l'Atlantique Sud où il mourut le 5 mai 1821.