23 juillet 2009
19 juillet 1798 - découverte de la pierre de Rosette
A l'occasion de la campagne d'Egypte menée par le Général Bonaparte, les savants accompagnant l'armée découvrent, le 19 juillet à Rosette, une pierre écrite simultanément en grec, en hiéroglyphes et en démotique. Celle-ci permettra, en 1821, à Champollion de percer le secret des hiéroglyphes.
15 avril 2009
Al Pacino incarnera Napoléon
L'acteur américain Al Pacino tiendra le rôle de Napoléon dans une adaptation du livre pour enfants Betsy et l'Empereur de Staton Rabin, annonce le magazine The Hollywood Reporter.
Sorti en 2005, le roman est une fiction autour de l'exil de l'empereur français et de sa rencontre avec Betsy, une adolescente de 14 ans avec qui il se lie d'amitié.
Al Pacino devait initialement joué aux côtés de l'actrice Scarlett Johansson mais sa participation au film dans le rôle de Betsy n'a pas été confirmée.
Le tournage de Betsy and The Emperor débutera à l'automne prochain sous la direction du réalisateur John Curran (Le Voile des Illusions).
Al Pacino est mon acteur favori et Napoléon ma passion...Ca risque d'être grandiose!
15 mars 2009
Jomini - Le Jumeau de Napoléon
Quelle étrange histoire que celle de Jomini qualifié jumeau stellaire de Napoléon.
Le roman de Forgeas vous entraînera dans le sillon d'un présumé " jumeau stellaire" de Napoléon. Homme resté dans l'ombre, Jomini, jeune suisse destiné à la banque, aura des prémonitions fulgurantes sur les issues des batailles, et aura tôt fait d'être récupéré par la coalition luttant contre l'Empereur. Un roman palpitant qui se lit sans efforts...
Donnez-moi votre avis?
Les travaux du Pont de Iéna ont débuté il y a 200 ans
La construction de l'édifice a débuté en1808 mais les travaux du pont d'Iéna se sont poursuivi dans le courant du mois de mars 1809 comme le prouve le Moniteur universel du 20 mars 1809 :
"Les travaux du pont d'Iéna (vis-à-vis de l'Ecole Militaire) avancent rapidement ; toutes les piles sont ou achevées ou désignées dans le lit de la rivière ; les culées sont terminées. Le quai de la rive droite s'élève dans les mêmes proportions. La statue qui représente "l'Armorique", ou la Bretagne, placée à la barrière de la conférence, près de ce pont, est parfaitement restaurée et rétablie." Malgré la belle avancée des travaux notée en mars 1809, la construction du pont ne se terminera qu'en 1813".
05 décembre 2008
Les lettres de Napoléon présentées aux Invalides sur France 24
Il y a quelques jours, je vous annonçais qu'à l'occasion de l'anniversaire du 2 décembre le musée des Invalides proposait de découvrir des lettres rédigées ou signées par Napoléon. Je vous, aujourd'hui, à découvrir un reportage réalisé par France 24 sur cette expo:
09 octobre 2008
Des fans de Napoléon veulent un mémorial pour les chevaux tués à Austerlitz
Les fans de Napoléon préparent un mémorial aux chevaux tués pendant la bataille d'Austerlitz qui vit en 1805 la victoire de l'empereur français sur les armées russes et autrichiennes, a-t-on appris mardi auprès de la Société napoléonienne d'Europe centrale (CENS).
"Nous voudrions une statue de cheval, si possible à l'échelle si nous parvenons à réunir les fonds", a déclaré le président de la CENS Ivan Vystrcil. Sur le site aujourd'hui dénommé Slavkov, dans l'est de la République tchèque, quelque 5.000 chevaux ont été tués pendant la bataille dite "des trois empereurs, selon le CENS.
Le 11 frimaire de l'an XIV, 71.000 soldats de la Grande armée ont mis en déroute en moins de six heures les 91.000 hommes des troupes russes et autrichiennes. L'affrontement laissa 19.000 morts et blessés du côté des vaincus, 9.000 de l'autre. Pour son mémorial équestre, le CENS qui organise chaque année une vaste reconstitution de la bataille à Slavkov a fait appel à un sculpteur renommé localement, Nikos Armutidis, qui présentera son oeuvre l'année prochaine.
Le but est de rendre hommage à la bravoure des plus nobles amis de l'homme, qu'aucun mémorial de Slvakov n'honore pour l'instant. Selon M. Vystrcil, à l'époque, les animaux ont abandonné à leur sort: "il faisait froid, tout le monde avait faim, l'armée et les habitants locaux se sont sans doute occupés des carcasses"
Source: AFP
24 septembre 2008
Résultat de la vente aux enchères de Liège
La lettre vendue aux enchères à Liège samedi s'est envolée à 5 200€. J'ai encore des économies à faire...
Si vous désirez lire le compte-rendu de cette vente aux enchères, je vous invite à lire l'article de La Meuse: http://www.lameuse.be/la_une/details/liege/2008/09/22/article_liege_une_lettre_de_napoleon.shtml
23 septembre 2008
Créées par Napoléon Ier, les palmes académiques fêtent leur bicentenaire
Napoléon 1er ne fut pas seulement un chef de guerre, il fut aussi un homme État visionnaire qui réinventa la société française avec un code civil, une Cour des comptes, un Conseil d'État... L'homme, qui créa les universités impériales, inventa aussi les Palmes universitaires, ancêtres des palmes académiques, pour récompenser les enseignants méritants. Elles fêtes aujourd'hui leur 200 ans.
17 juin 2008
Débat: Dominque de Villepin - Thierry Lentz [PASSIONNANT]
L'ancien premier ministre Dominique de Villepin et le directeur de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz, confrontent leurs points de vue sur l'épopée impériale.
Le Figaro Littéraire. - Raymond Aron disait : « Les Français s'obstinent à traiter en héros Louis XIV et Napoléon auxquels manquèrent par-dessus tout sagesse et mesure. » Au fond, par son esprit de conquête, Napoléon n'est-il pas un anachronisme dans une Europe où triomphe déjà, depuis Montesquieu, l'« esprit de commerce » ?
Dominique de VILLEPIN. - Ce sera l'analyse, parfois cruelle, des libéraux comme Benjamin Constant. Il est vrai que le choix anglais, en ce début de XIXe siècle, est un choix plus prometteur que celui de la France. Mais, à la décharge de Napoléon, il faut revenir sur les circonstances particulières qui l'ont conduit au pouvoir en Brumaire. Nous sommes au sortir d'une révolution meurtrière que nul ne parvient à maîtriser. Depuis 1789, le pouvoir est en fusion. La France a connu la monarchie constitutionnelle, la Convention, puis le Directoire. Les Français sont épuisés, le pays est à bout de rêve. La force et le talent de Napoléon, c'est d'arriver à terminer la révolution et ranimer ce pouvoir tombé dans le ruisseau. Napoléon dote dans le même temps la France d'un État efficace, notamment grâce à la centralisation, il crée un Code civil, il impose ses « masses de granit », etc. Taine dira qu'il a « fait la France moderne ». Tout cela est à mettre au crédit de Napoléon. Mais cet homme charismatique, selon la conception de Max Weber, va être peu à peu débordé par le pouvoir qui est d'autant plus fragile qu'il grandit. Ce sont les deux faces de Napoléon que j'essaye d'évoquer dans mon livre. Son génie de la réconciliation, à travers le Concordat, le retour des émigrés, la paix d'Amiens (1802), etc., a pour revers une ivresse du pouvoir, ce « soleil noir de la puissance » qui fait que la chute est inscrite dans les gênes de l'aventure.
Napoléon était-il condamné à échouer ?
Thierry LENTZ. - L'histoire le montre, mais, si on examine les faits de près, on s'aperçoit que Napoléon a mal négocié quelques tournants essentiels et probablement surestimé la capacité réelle de la France à dominer seule l'Europe. En économie, en finances, en diplomatie et en géopolitique, il cède en quelque sorte aux illusions de l'hyperpuissance. Ce qui le perd, c'est la déconnexion entre sa vision personnelle et la réalité politique du pays et de l'Europe. Jean-Claude Casanova dit parfois que Napoléon a résolu les problèmes du XVIIIe siècle pendant que les Anglais résolvaient les problèmes du XXIe siècle. C'est très juste.
D. V. - Beaucoup de choses s'expliquent par la précarité du pouvoir qui, dès l'origine, entraîne Napoléon dans une fuite en avant. Cette fragilité est frappante dès le coup d'État du 18 Brumaire et les deux conspirations de 1800 et de 1804 (qui conduit à l'exécution du duc d'Enghien). Cet homme de pouvoir reste un homme fragile. Il a peur. Ces lacunes de légitimité le conduisent à deux surenchères : la première, c'est le choix de l'hérédité avec le sacre de 1804 et, la seconde, le choix de la conquête institué par le Blocus continental (1806) où Napoléon essaye de « conquérir la mer par la puissance de la terre », comme il dit. À défaut de pouvoir mener la guerre directement en Angleterre, il tente de l'isoler du continent. Il devient agresseur alors que la France, à Marengo, à Austerlitz ou à Iéna, avait été l'agressée. Le pouvoir change de nature. Napoléon s'est coupé de la Révolution en 1804 et il s'est coupé de l'Europe en 1806. Un malentendu fondamental s'instaure à ce moment entre cet homme et la société française qui aspire plus que jamais à la paix.
Cette politique de conquête se justifierait par la légitimité fragile de Napoléon ?
T. L. - La légitimité n'est pas une question théorique pour Napoléon. Mais c'est un sujet qui l'a hanté parce qu'il est arrivé à un moment de l'histoire où on ne sait plus où est la légitimité. Dominique de Villepin a parfaitement raison d'insister sur l'ambiguïté du 18 Brumaire. La légitimité matérielle de Bonaparte tient alors au fait qu'il l'a emporté sur Sieyès. Mais il suffirait qu'un autre homme providentiel arrive pour que l'aventure s'achève. C'est pourquoi Napoléon se voudra à la fois national, monarchique, nouveau Charlemagne et représentant de la nation, etc. Au carrefour des légitimités, il choisit tous les chemins à la fois. Et finalement, il ne sera jamais sûr de conserver le pouvoir. Certes, Napoléon perd pied après 1807 ; il perd même le sens de la mesure. Mais, avant cette date, l'environnement international ne lui est pas favorable. Les vieilles ambitions diplomatiques, le combat séculaire entre la France et l'Angleterre, cette « deuxième guerre de Cent Ans », comme disait Gaxotte, reviennent au premier plan. Jusqu'en 1807, Napoléon n'est pas encore l'élément central du jeu, parce que, après tout, s'il avait été à ce point l'ennemi de l'Europe, celle-ci n'aurait pas attendu 1813 pour mettre en place une coalition générale contre lui. Jusqu'en 1807-1808, Napoléon est encore utile à beaucoup en Europe parce qu'il permet une bonne distribution des cartes. Et probablement son erreur, c'est qu'à ces moments charnières il ne sait pas saisir sa chance.
D. V. - C'est tout à fait juste. L'Europe ne comprend pas immédiatement la menace que représente Napoléon. De même, Napoléon croit rassurer l'Europe par le sacre. Il y a donc un malentendu au départ. Je crois que, en matière de légitimité, il faut saluer l'extraordinaire ambition de Napoléon. Il entend réconcilier l'Ancien Régime et la Révolution. C'est ce qui explique sa boulimie réformatrice. Il superpose les légitimités, celle du chef de guerre, par laquelle il s'impose, mais aussi la légitimité politique. Avec le sacre de 1804, il cumule le globe du Saint Empire romain germanique, la couronne de lauriers de César, le saint chrême des Bourbons, Charlemagne, le serment constitutionnel, etc. Il a aussi la volonté d'y ajouter la souveraineté populaire, à travers le plébiscite en 1804. Mais, cette légitimité politique s'use très vite. Finalement, c'est par la conquête qu'il va essayer de restaurer sa légitimité d'origine. « La conquête m'a fait ce que je suis, dit-il. La conquête seule peut me maintenir. » Mais le pouvoir est alors suspendu à la victoire. D'où cette fuite en avant et cette métamorphose de l'homme à partir du Blocus. À ce tournant majeur du règne correspond d'ailleurs la mutation physique et morale de l'Empereur. Ses traits s'alourdissent, il devient impatient et odieux, une espèce de dépression s'empare de lui. Il s'enferme, il s'isole dans sa cour.
Vous insistez sur l'esprit de cour. Mais rien n'obligeait Napoléon à créer une cour ?
D. V. - Non, mais l'esprit de cour, avec ses calculs, ses complots et ses bassesses, existe bien avant la création de la cour impériale. Dès le départ, Napoléon a essayé de maîtriser les ambitions de tous les acteurs de son temps, ceux qui ont gagné leurs galons sur le champ de bataille comme ceux qui rentrent d'émigration. Il croit pouvoir tenir en haleine par les vanités. Mais les vanités, une fois satisfaites, se lassent du risque. L'esprit de conservation tue alors l'esprit de conquête. L'exemple de l'armée est éloquent. En 1814, Napoléon a l'armée avec lui, mais il n'a plus les maréchaux... Je pense que s'il y a une leçon à tirer de l'expérience, c'est que la cour est intimement liée au pouvoir. Elle se métamorphose selon les régimes. L'esprit de cour est encore plus dangereux depuis la révolution car il est plus souterrain. Tocqueville disait que « les républiques démocratiques mettent l'esprit de cour à la portée du plus grand nombre et le font pénétrer dans toutes les classes ». Il faut, quand on a conscience de ce danger, tenter d'enrayer cet esprit, notamment par le volontarisme politique. Or, Thierry Lentz a fort bien posé une question : est-ce que Napoléon, homme du « tout politique », ne tue pas, de ce fait même, la politique ? C'est un risque majeur car Napoléon opère une fusion pouvoir-société autour de sa personne. Mais c'est dangereux car cela tue l'alternative politique, cela réduit la politique à une unanimité factice, lourde de tensions futures. L'entreprise napoléonienne est aussi vouée à l'échec parce qu'elle n'a pas réussi à établir des rapports harmonieux entre le pouvoir et la société.
L'Empire est en effet un « désert intellectuel ». Presse servile, censure, absence d'esprit civique. Napoléon a encouragé le Français à se replier « sur son repos ou son succès », comme disait Constant. C'est déjà le triomphe de M. Homais.
T. L. - Le régime n'est pas aussi atone que les écrivains de la Restauration l'ont décrit. Compte tenu des circonstances de départ - cette nécessité de remettre de l'ordre, comme l'a souligné Dominique de Villepin -, on ne pouvait pas tout faire d'un coup. Je ne pense pas que Napoléon ait été un libéral. Mais peut-on dire qu'il a tué la politique ? Je dirais plutôt que la politique s'est endormie, comme elle s'endort toujours quand la lutte pour le pouvoir est inutile. Les politiciens de cette époque connaissaient aussi bien les rapports de force que ceux d'aujourd'hui et, en plus, c'est leur vie qui est en jeu. Il y a des moments où les circonstances rendent l'action inutile. D'ailleurs, l'opposition était affaiblie parce qu'elle était aussi très divisée. Il y avait, d'un côté, les républicains qui étaient si éparpillés que le régime pouvait facilement les attirer ou les faire taire. De l'autre côté, l'opposition royaliste attendait le retour des Bourbons. Je crois enfin que les libéraux du XIXe siècle perdent un peu de vue la situation de Napoléon. Ses adversaires sont des gens dangereux et il ne peut pas se permettre de perdre. Et pourtant, la seule exécution politique du Consulat et de l'Empire, c'est celle du duc d'Enghien. Ce n'est pas un régime sanguinaire, ni même une dictature.
Moins libéral ?
T. L. - Disons que le régime anglais est surtout aristocratique. Voyez comment sont élus les députés anglais et ceux qu'ils représentent vraiment à l'époque. En Angleterre, le régime parlementaire sert les élites mais sa grande force est d'être considéré légitime par l'ensemble des sujets. L'Empire cherche, lui, une adhésion des masses qui, à l'époque, ne se reconnaissent pas du tout en France dans l'opposition libérale. M. de Villepin parle de consensus dans son livre. Le consensus pour Napoléon, c'est la mise en place d'une société bourgeoise soutenue par des corps intermédiaires, sinon légitimes, du moins crédibles et capables de défendre le régime. En ce sens, Napoléon joue parfaitement le rôle du « sauveur », comme l'a défini Jean Tulard. Quand il cessera d'être utile, la bourgeoisie se détachera de lui et le train des choses continuera avec les mêmes structures et parfois les mêmes personnes.
L'échec politique de l'Empire est-il lourd d'avenir ?
D. V. - Quand Furet dit que Napoléon est un Louis XIV de l'État démocratique et que la France moderne naît « dans cette réconciliation posthume de Louis XIV et de Robespierre », il a raison. Napoléon modernise l'héritage absolutiste, il ne tient pas compte de l'esprit libéral. Mais, en France, la Révolution amorcée par la liberté a très vite étouffé la liberté. Napoléon en prend acte. Il disait : « Les Français sont indifférents à la liberté ; ils ne la comprennent ni ne l'aiment ; la vanité est leur seule passion et l'égalité politique (...) est le seul droit politique dont ils fassent cas. » Stendhal estimait que rien de plus juste n'avait été dit sur la nation française. Les tensions qui traversent alors la société depuis la Révolution sont trop fortes pour trouver un juste équilibre entre les pouvoirs. Ce qui se fait dans le sang enclenche des logiques d'affrontement qui se reproduiront d'ailleurs tout au long du XIXe siècle. De ce point de vue, la chance des révolutions anglaise puis américaine, c'est d'avoir inscrit comme principe premier la liberté et comme règle le pragmatisme.
Source: Le Figaro (propos recueillis par Jacques de Saint-Victor)
Scoop: Dominique de Villepin prépare un livre sur Napoléon et Sainte-Hélène
A la fin de l'été paraîtra La Chute, ou l'Empire impossible chez Perrin, dernier volet de la trilogie consacré à Napoléon. Trilogie? Il semblerait qu'après les Cent jours, Le soleil noir de la puissance et La chute, ou l'Empire impossible, l'ancien Premier Ministre a décidé de poursuivre cette fesque avec la rédaction d'un dernier volet dédié à Sainte-Hélène: «petit volume sur Sainte-Hélène ou l'éternel retour ».




