Napoleon1news

Le blog consacré au Consulat et à l'Empire de Yannick Augrandenis

11 juin 2008

La campagne d'Egypte vue par les egyptiens

De violentes polémiques avaient agité la scène politique et culturelle en 1998 autour de la participation de certains aux festivités organisées par la France. Des intellectuels s’étaient alors demandé comment des Egyptiens pouvaient participer à la célébration d’une « entreprise coloniale », quand bien même elle était habillée de l’habit des lumières. De l’autre côté, l’on prétendait que cette expédition avait contribué à la modernisation de l’Egypte. Les tenants de cette argumentation en voulaient pour preuve les 60 savants arrivés dans le sillage des 36 000 soldats qui allaient occuper l’Egypte. Un livre démélant le vrai du faux permet aujourd'hui aux égyptiens d'avoir une vision globale de la campagne d'Egypte

Présentation de l'encyclopédie:

Cet ouvrage encyclopédique se donne pour tâche de répondre à cet argumentaire, à travers 27 études consacrées à divers aspects de l’Expédition. De l’analyse précise des événements historiques, à un exposé détaillé du discours de propagande qui a accompagné l’Expédition, en passant par une critique du discours analytique présenté dans la célèbre Description de l’Egypte. L’ouvrage rappelle tout d’abord que « l’Expédition » n’a jamais été neutre, à l’inverse de ce que sa dénomination pourrait laisser entendre. Il s’agissait bel et bien d’une « entreprise coloniale ». La première des dix parties de l’ouvrage porte sur la résistance populaire acharnée rencontrée par l’armée française. Nabil Al-Sayed Toukhi s’intéresse ainsi aux « modes de résistance en Haute-Egypte », où l’armée française a été confrontée à une « guérilla » tenace, que ce soit au Fayoum, à Béni-Souef, à Assiout et à Assouan. L’entreprise coloniale française a eu également à faire face à une « résistance indirecte », qui s’est traduite par « la fuite des paysans de leurs villages, le refus de la coopération avec les Français, le non-paiement des impôts, le vol des armes des Français », des faits relatés dans cette étude à travers de multiples anecdotes captivantes. L’article de Nasser Ahmad Ibrahim sur les « collecteurs d’impôts coptes et l’Expédition française » s’intéresse à une forme inhabituelle de résistance. Il décrit ainsi comment les collecteurs d’impôts ont réussi à maintenir leur « monopole dans la possession de toutes les informations ayant trait au système fiscal », ce qui explique la crise financière rencontrée par les Français, et même l’échec du projet de « construction d’une colonie française en Orient ».

L’ouvrage accorde par ailleurs un intérêt particulier à la propagande (deuxième partie), qui a accompagné le projet. Dans son article sur la manière dont Napoléon a exploité « l’art dans la propagande pour son Expédition en Egypte », Laïla Anane, auteure d’un ouvrage intitulé « L’Expédition française : lumières ou imposture », publié à l’occasion du bicentenaire en 1998, analyse entre autres des dessins sur la première révolution du Caire (octobre 1798), ainsi qu’un dessin intitulé « L’écharpe tricolore donnée par Bonaparte à un bey d’Egypte », contradictoire avec la légende du dessin, qui indique comment le cheikh Charqawi refusa l’écharpe, « la rejeta brusquement en rougissant de colère et donna sa démission ». Le mythe de ce dirigeant, auquel s’intéresse Ali Korkhan, fait partie intrinsèque de la propagande française. Les communiqués que Bonaparte adressaient au peuple égyptien ont contribué à former ce mythe, à commencer par le communiqué n°1, rédigé en pleine mer, au large des côtes d’Alexandrie, pour annoncer la libération du peuple d’Egypte des « despotes mamelouks ». Plusieurs linguistes s’intéressent dans leurs contributions aux contradictions apparentes dans la problématique de la traduction de ces communiqués, ordres militaires et autres documents. Ils analysent en particulier les niveaux de langue utilisés par les Orientalistes français (Madiha Doss). L’ouvrage reproduit une partie de ces documents, dont des tracts publiés en arabe et en français : « Abdallah Jacques Menou, général en chef de l’armée d’Orient, et représentant en Egypte le Gouvernement de la République française, à tous les Habitants, Grands et Petits, Riches et Pauvres, de la ville du Kaire et de l’Egypte ». Maha Gad Al-Haq fait une lecture critique de la traduction d’Al-Djabarti et Nicole Al-Tourk, à travers laquelle elle met en évidence des positionnements idéologiques présupposés à travers l’analyse des erreurs ou des déformations, dont le remplacement d’« Egyptiens » par « musulmans ».

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Si ceux qui célèbrent l’Expédition insistent particulièrement sur l’importance de la Description de l’Egypte, l’étude de Manal Kheidr s’interroge sur « le regard sur l’autre » que comporte cette œuvre encyclopédique, comme le fait Maha Gad Al-Haq à travers son analyse des illustrations de la Description. Elle remet en question l’idée que ces dessins représenteraient des « images précises, presque des photographies » de la réalité égyptienne à la fin du dix-huitième siècle, analysant en particulier le choix des sujets, qui « suggèrent une atmosphère de paix et de coopération entre Français et Egyptiens » et « neutralisent le fait militaire tout en mettant l’accent sur les réalisations scientifiques de l’Expédition ». « L’imaginaire est entré dans la réalité, la représentation visuelle ou les images sont parsemées de clichés », conclut Gad Al-Haq. Aïda Hosni, quant à elle, propose une lecture sémiotique des tableaux de la partie sur les antiquités. L’ouvrage s’intéresse également à la manière dont ces événements sont enseignés dans les écoles françaises et égyptiennes (Farida Gad Al-Haq et Hanaa Farid).

On ne peut pas séparer tout cela des divers « courants d’analyse » chez les historiens, auxquels s’intéresse la septième partie, en particulier aux points de vue de « quelques historiens égyptiens et français pendant le règne du roi Fouad 1er » (Jihane Al-Qadi), ainsi qu’aux diverses « explications des résultats de la colonisation française en Egypte » que Mohamad Sabri Al-Dali éclaire d’un « point de vue égyptien contemporain ». Cela constitue en réalité le cœur du débat sur cette Expédition, à savoir sa prétendue nature des lumières.

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01 juin 2008

La découverte de la pierre de Rosette lors de la campagne d'Egypte

La pierre de Rosette est un fragment de stèle en granite noir, mesurant 112 cm de hauteur pour 76 de large, et 28 d'épaisseur. Celle-ci fut découverte le 19 juillet 1799 par Pierre-François-Xavier Bouchard (un lieutenant de l'armée d'Egypte durant la campagne de Napoléon de 1798) lors de la réfection du Fort Jullien, une ancienne fortification de la ville de Rachïd (encore nommée Rosette ou Rosetta).

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La pierre de Rosette permettra la compréhension et le déchiffrage des hiéroglyphes grâce au travail de Jean-François Champollion, ce qui nous permettra une meilleure compréhension de la civilisation Égyptienne de l'Antiquité.

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14 mai 2008

Campagne d'Egypte - Le retour du général Bonaparte

Etape 4

Le retour du général Bonaparte à Fréjus

Le 9 octobre 1799, quatre frégates (la "Muiron", la "Carrère", "l'Alerte" et "l'Indépendant") mouillent devant Fréjus. A leur bord, le général Bonaparte de retour d'Egypte avec les généraux Duroc, Lannes, Marmont, Murat et Berthier. Les quatre bateaux avaient quitté Alexandrie le 22 août et fait un long détour pour éviter les navires britanniques. Le commandement des troupes en Egypte est laissé au général Kleber (qui sera assassiné 14 juin 1800 au Caire).

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Les difficultés que rencontre le Directoire et l'enlisement des armées françaises en Egypte ont poussé l'ambitieux général à précipiter son retour en France.

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La campagne d'Egypte - Le siège de Saint-Jean-d'Acre

Etape 3

Le siège de Saint-Jean-d'Acre

Le siège de Saint-Jean-d'Acre est un épisode marquant de la campagne d'Égypte. Il débuta le 20 mars 1799 lorsque Bonaparte tenta de prendre d'assaut la cité de Saint-Jean-d'Acre. Les assiégés turcs sont commandés par Djezzar Pacha, et soutenus par une flotte britannique commandée par l'amiral Sidney Smith. Les Français n'ont ni artillerie ni provisions ; après huit assauts, ils doivent renoncer.

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Le rêve de Napoléon ne s'exaucera jamais. Il décide de lever le siège le 11 mai 1799.

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Campagne d'Egypte - La flotte française détruite au large d'Aboukir

Etape 2

La flotte française détruite au large d'Aboukir

En rade d'Aboukir (Egypte), la flotte française commandée par l'amiral Brueys d'Aigaïlliers est détruite par la flotte britannique dirigée par le fameux amiral Nelson, le 1er août 1798. Seuls quatre vaisseaux, sur les vingt que comptaient la flotte, parviennent à s'échapper. La flotte française venait de débarquer en Egypte les troupes du général Napoléon Bonaparte. A ce moment précis, Napoléon est bloqué sur le territoire egyptien avec des lignes de transmission bloquées avec le Directoire.

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Napoléon Bonaparte parviendra à quitter secrètement l'Egypte en passant au travers des patrouilles anglaises. La fameuse bonne étoile du futur Premier Consul.

Le général Ménou signera avec les Britanniques un accord d'évacuation des troupes françaises trois ans plus tard. Ce sera la fin de la campagne d'Egypte.

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Campagne d'Egypte - La bataille des pyramides

Etape 1

La bataille des Pyramides

Le général Napoléon Bonaparte qui dirige la campagne d'Égypte, bat les cavaliers mamelouks non loin des pyramides de Gizeh le 21 juillet 1798 . Les troupes de Mourad Bey, surprises par les tirs d'infanterie se retirent rapidement et l'affrontement ne dure pas plus de deux heures. Victorieux, Bonaparte va régner sur l'Égypte tel un vizir jusqu'à l'intervention de la flotte britannique en 1801, qui le chassera définitivement de la région.

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29 avril 2008

Discours à l'armée - Campagne d'Egypte

Proclamation à l'Armée du 22 juin 1798 en mer

«Soldats ! Vous allez entreprendre une conquête dont les effets sur la civilisation et le commerce du monde sont incalculables. Vous porterez à l'Angleterre le coup le plus sûr et le plus sensible, en attendant que vous puissiez lui donner le coup de mort. Les beys mameluks, qui favorisent exclusivement le commerce anglais, qui ont couvert d'avanies nos négociants et tyrannisent les malheureux habitants du Nil, quelques jours après notre arrivée n'existeront plus.

Les peuples avec lesquels nous allons vivre sont mahométans; leur premier article de foi est celui ci: «Il n'y a pas d'autre de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète.»

Ne les contredisez pas; agissez avec eux comme nous avons agi avec les Juifs, avec les Italiens; ayez des égards pour leurs muftis et leurs imams, comme vous en avez eu pour les rabbins et les évêques. Les légions romaines protégeaient toutes les religions. Vous trouverez ici des usages différents de ceux de l'Europe: il faut vous y habituer.

La 1ère ville que nous allons rencontrer a été bâtie par Alexandre. Nous trouverons à chaque pas des souvenirs dignes d'exciter l'émulation des Français.»

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