Napoleon1news

Le blog consacré au Consulat et à l'Empire de Yannick Augrandenis

15 mai 2008

Lettre de Talleyrand à Louis XVIII pour annoncer le retour de l'Empereur Napoléon

Lettre n° 32 – Le PRINCE DE Talleyrand au Roi Louis XVIII.

Vienne le 7 mars 1815

Sire,

Je dois croire que Votre majesté sait déjà, ou qu’elle aura appris, avant de recevoir cette lettre que Bonaparte a quitté l’ile d’Elbe. Mais, à tout évènement, je m’empresse de lui transmettre la nouvelle. Je l’ai eue d’abord par un billet de M. de Metternich auquel j’ai répondu que je voyais par les dates que cette évasion de Bonaparte se trouvait liée à la demande que Murat avait faite à l’Autriche de lui accorder pour ses troupes un passage par ses provinces. Le Duc de Wellinfton m’a ensuite communiqué une dépêche de Lord Burghersh, ministre d’Angleterre à Florence, dont j’ai l’honneur de joindre ici la traduction ainsi que l’extrait d’une lettre du Vice-consul à Ancone, extrait que le Duc de Wellington m’a aussi communiqué.

C’est le 26 février, à neuf heures du soir, que Bonaparte s’est embarqué à Porto-Ferrajo. Il a emmené avec lui environ douze cents hommes, dix pièces de canon, dont six de campagne, quelques chevaux et des provisions pour cinq et six jours. Les Anglais qui s’étaient chargés de surveiller ses mouvements l’ont fait avec une négligence qu’ils auront peine à excuser.

La direction qu’il a prise , celle du nord, semble indiquer qu’il se porte ou du coté de Gènes ou vers le midi de la France.

Je ne puis pas croire qu’il ose rien tenter sur nos Provinces méridionales. Il ne s’y hasarderait qu’à la faveur d’intelligence qu’il n’est pas supposer qu’il ait. Il n’en est pas moins nécessaire de prendre des précautions de ce coté, et d’y mettre des hommes de choix et parfaitement surs. Du reste, toute entreprise de sa part sur la France serait celle d’un bandit.

C’est ainsi qu’il devrait etre traité ; et toute mesure permise cintre les brigands devrait êtres employée contre lui.

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Il me paraît infiniment plus probable qu’il veut agir dans le nord de l’Italie. Le Duc de Wellington me dit qu’il y a à Gênes deux mille Anglais et trois mille Italiens qui ont fait la guerre d’Espagne, et qui sont entrés au service du roi de Sardaigne. Il ne doute pas que ces troupes, qui ont fait la guerre d’Espagne et qu’il dit excellentes, ne fassent leur devoir. Le Roi de Sardaigne est à Gênes en ce moment, et doit y avoir sa garde. Il y a aussi dans le port trois frégates anglaises. Si donc Bonaparte faisait une tentative sur Gênes avec ses douze cents hommes, il échouerait. Mais il est à craindre qu’il ne se porte par les montagnes vers l’état de Parme et la Lombardie, et que sa présence ne soit le signal d’une insurrection préparée de longue main, que la mauvaise conduite des Autrichiens et la fausse politique de leur cabinet n’ont que trop favorisée, et qui, étant soutenue par les troupes de Murat, avec lequel il est probable que Bonaparte est d’accord, mettrait l’Italie tout entière en combustion. Le prince de Schwarzenberg et M. de Metternich m’ont dit l’un et l’autre que, si Bonaparte arrivait dans le nord de l’Italie, cela les mettrait dans le plus grand embarras, par ce qu’ils ne se sentent point encore en mesure. La nuit dernière des estafettes ont été expédiées à tous les corps destinés pour l’Italie, afin de hâter leur marche. Mais quelques diligence que ces corps fassent, il leur faut un mois, au moins, pour être rendus à leur destination, et un mois peut amener bien des évènements. I l paraît que le Prince d Schwarzenberg aura lui même l’ordre de se rendre en Italie.

Dans toute hypothèse, Votre Majesté jugera surement nécessaire de réunir des forces suffisantes dans le midi, pour agir suivant les circonstances.

Les suites de cet événement ne sauraient être encore prévues. Mais il en peut avoir d’heureuses, si l’on en sait tirer parti. Je ferai tout ce qui sera en moi pour qu’ici l’on ne s’endorme pas, et pour faire prendre par le congrès une résolution qui fasse tout à fait descendre Bonaparte du rang que, par une inconcevable faiblesse, on lui avait conservé, et le mette enfin hors d’état de préparer de nouveaux désastres à l’Europe….

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05 mai 2008

Les Cent jours - Napoléon promulgue l’Acte additionnel aux Constitutions de l’Empire

Etape 3

Napoléon promulgue l’Acte additionnel aux Constitutions de l’Empire

Inspiré de la Charte octroyée par Louis XVIII en 1814, l’Acte additionnel est une tentative de Napoléon pour rallier massivement les libéraux. Rédigé par un ancien opposant de l’Empereur, Benjamin Constant, il ne convainc pas vraiment. Toutefois, il obtient suffisamment de voix pour être accepté.

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Un des principaux reproches fait à ce texte est qu’il ne restaure pas le suffrage universel. Ce texte reflète bien l'état d'esprit dans lequel était Napoléon à son retour de l'Ile d'Elbe, plus consensuel pour garantir l'unité du pays. L'Empereur de mars 1814 était proche du Premier Consul de 1800.

Posté par Yannick06 à 19:19 - Les Cent jours - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les Cent jours - Louis XVIII fuit Paris

Etape 2

La fuite de Louis XVIII

Face à l’avancée inexorable de Napoléon vers Paris et aux défections des généraux de l’armée française, Louis XVIII préfère ne pas risquer sa tête. Même le maréchal Ney, qui avait assuré au roi qu’il ramènerait Bonaparte "dans une cage de fer", a rejoint l’Empereur pour accompagner son retour.

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De fait, si la politique de compromis de Louis XVIII ne lui a pas véritablement attiré les foudres du peuple comme ce sera le cas pour Charles X, ses concessions et sa personnalité peu affirmée ne l’ont pas rendu très populaire pour autant. En somme, le sort du roi et du régime laisse indifférent les Français qui soutiennent plutôt l’Empereur. Celui-ci ne rencontre donc aucune résistance quand il arrive à la capitale le lendemain pour y prendre le pouvoir.

Posté par Yannick06 à 10:09 - Les Cent jours - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mai 2008

Les Cent jours - Napoléon débarque et regagne Paris

Etape 1

La course contre la montre pour regagner Paris sans tirer un coup de feu

Evadé de son île-prison" d'Elbe le 26 février, l'empereur déchu débarque en France au Golfe-Juan en compagnie de 1 100 hommes de la vieille garde et de la garde corse. Son objectif est de reconquérir le pouvoir en marchant vers Paris. Partout où il passe la foule l'acclame. Les généraux et les soldats dépêchés par Louis XVIII pour le stopper se rallient à lui.

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Le 7, Napoléon fera une entrée triomphale dans Grenoble. Le 20, il atteindra Paris et formera un nouveau gouvernement. La dernière période de règne de l'empereur durera cent jours.

Posté par Yannick06 à 23:35 - Les Cent jours - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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